Chapitre 7

Publié le 27 Décembre 2025

 

 

The show must go on !

 

Mots-clés du chapitre : 

Marathon sexuel ; champagne ; dirty talk ; aisselles rasées ; cosplay secrétaire ; montre connectée ; tea bagging ; ball licking and sucking ; préservatif XXL ; sub Fi-Fille

 

Langage cru, contenu à caractère sexuel explicite

 

 

 

 

Extraits

Client 1/5 : Gérard, dit Gégé

Gérard est en train de me « besogner ». En tout cas c’est ce qu’il pense. Il me « besogne bien », qu’il croit. Qu’est-ce que ça veut dire, au juste, pour lui ?

Compte tenu de la différence d’âge entre moi et mes partenaires sexuels, j’ai parfois du mal à les comprendre. Franchement, nous ne sommes pas de la même génération. Papy boomer ou cinquantenaires défraîchis, beaucoup de choses m’échappent dans leur façon de concevoir leur relation aux femmes, sur ce qu’elles sont censées leur apporter, et eux leur apporter en retour.

Gérard pense donc être en train de bien me « besogner ».  Ce que je peux vous dire, c’est qu’il fait des efforts, ça oui, il donne tout ce qu’il a, Gégé. Il est sur moi en position du missionnaire et ça c’est vrai qu’il besogne drôlement. En réalité, on peut dire qu’il produit un effort au-dessus de ses capacités. Je suppose que c’est la pulsion sexuelle qui explique cela. Car Gérard n’a manifestement jamais pris soin de son corps. Pas vraiment du genre à aller à la salle.

Le corps de Gérard est gras et gros – pour le moins. Surtout au niveau du bide, en fait. Si bien que la position qu’il a choisie lui demande un effort considérable sur les bras, qu’il doit garder bien tendus pour ne pas m’aplatir avec son ventre proéminent tout en enfonçant son truc dans mon truc.

À quoi je vois qu’il fournit un effort au-delà de ses capacités physiques ? Eh bien, d’une part, je l’imagine – compte tenu de son physique, justement. Mais aussi car son visage est boursoufflé, ses yeux chassieux exorbités, sa peau des joues couperosée prête à éclater comme lors de la pelade d’après coup de soleil – moi, je ne connais pas ce genre de problèmes, mais Gérard, au teint naturellement blafard et rougi par excès d’alcool, oui.

Son souffle, également, en dit long sur son état de surchauffe. Il faut dire qu’il est fortement alcoolisé : nous venons de nous enfiler deux bouteilles de champagne. Mais surtout, il halète, ou vrombit, je dirais plutôt.  

Si je n’étais pas une professionnelle de ce genre de moment fatidique, je dirais qu’il est en train de rendre son dernier souffle. Et avec Gérard, je ne suis pas loin d’imaginer que c’est une vraie fin de vie qui l’attend s’il continue à s’époumoner à ce rythme pour soulever son arrière-train et le basculer de nouveau tout en se cambrant pour redresser son bide qui fait obstacle à l’action de son va-et-vient.

Gérard me donne le sentiment de lutter intérieurement, en proie à deux pulsions contradictoires: d’un côté, garder le rythme pour espérer finir glorieusement ; de l’autre, faire une pause salvatrice pour tout simplement survivre à l’instant présent. Dilemme : s’il s’arrête maintenant, il survivra, mais ne parviendra pas à reprendre les choses là où il en est en ce moment (soit à deux doigts du paroxysme) ; d’un autre côté, s’il ne s’interrompt pas rapidement, il risque de s’arrêter pour de bon et une bonne fois pour toutes.

En même temps, je crois que ça ne le dérangerait pas plus que ça, et qu’en son for intérieur, il serait assez satisfait d’en finir ainsi, après avoir tiré son dernier coup. En bon vivant qu’il est et qu’il a toujours été, il serait capable, avant de clamser pour de bon, de me gratifier avec panache d’une dernière formule emphatique dont il a le secret. Du genre : « Adieu ma pute ! je suis heureux de tirer comme ça ma révérence ! J’ai toujours rêvé de mourir sur scène, et ton cul est la plus belle scène du monde, ma pute ! »

Du coup, je fais tout mon possible pour aider Gérard. Pas vraiment physiquement. Dans cette position, et compte tenu du rapport des forces en présence, je n’ai pas tellement de marge de manœuvre ; je veille seulement à bien relever ma chatte lors du mouvement de bascule de son bassin pour faciliter le maximum la pénétration de son sexe dans le mien. Cumulant les tares, Gérard n’a pas une tige si longue que ça non plus, pas assez longue en tout cas pour compenser les proportions de sa bombonne de bide. Non, vaincue physiquement, je joue plutôt le rôle de supportrice.

« Oui ! Allez Gérard ! Vas-y ! Vas-y ! Déglingue-moi Gérard ! ». Cette formule fonctionne assez bien avec lui, et j’ai l’habitude d’adapter mon registre de langue suivant le profil du prestataire – génération, origine sociale, désidérata : dirty talk pour certains, mots doux pour d’autres…

Et puis je garde les bras bien au-dessus de ma tête, toujours pour l’encourager : « Oui ! C’est bien ! Allez Gérard ! Vas-y ! Vas-y ! Déglingue-moi bien, mon Gégé ! ». Ce faisant, j’en profite aussi pour lui mettre sous le nez mes aisselles bien odorantes et bien rasées.

Je sais pas pourquoi, mais les aisselles, ça les rend tous raides dingues. Je pense que les hommes y voient un sexe de femme, tout simplement, dans nos aisselles :

Vous les aimez plus ou moins rasées ? Plus ou moins odorantes et transpirantes ? Vous aimez les lécher, les embrasser, les faire luire de votre bave crachotée en bruine, en gerbes, ou en longs molards bien envoyés…

Bref...

Pendant que Gérard est en train de penser me « besogner » comme il faut – mais, ne vous inquiétez pas pour moi, cela ne fait que cinq à dix minutes maxi qu’il a enfin rentré son truc dans mon machin pour de bon (le reste du petit quart d’heure qu’aura duré en tout notre étreinte doit être comptabilisé avec préliminaires…) –, moi, je m’évertue à faire la pom-pom-girl :           « Allez Gégé, allez Gégé, vas-y ! Vas-y Gégé, vas-y Gégé, allez ! » (finissons-en avant que tu me clamses dans des bras…).

Du coup, je crois avoir bien mérité mes 300 balles, lorsque je vois le visage de Gégé se déformer pour me dévoiler, en avant-première, la physionomie de son futur masque mortuaire, beugler son râle sépulcral, et s’effondrer sur moi comme en son douillet cercueil. 

« Putain… merci ma Gazelle… merci… c’était bon, ma pute  ! », me lâche Gérard, dans le creux de l’oreille, tout en reprenant tant bien que mal son souffle.

De rien mon Gégé, de rien, mais relève-toi un peu, parce que là, tu m’étouffes…

 

 

Client 2/5 : Simon la montre

Simon est très concentré, la mine sérieuse, les traits tirés du mec tout à son job. Avec lui (quarantenaire hyperactif), faut pas rigoler ! C’est du sérieux. Il se mate d’ailleurs régulièrement dans le miroir qui fait face à nous, s’observe en train de s’appliquer à la tâche, cherche à savoir où il en est, vérifie qu’il tient le bon bout – business as usual : montre-moi comment tu baises et je te dirais qui tu es !

Lui est en train de me prendre en levrette, face au miroir, donc, le torse bombé, debout, derrière moi à quatre pattes devant lui, si vous suivez.

Il m’a bookée en sous-vêtements de secrétaire. Un jour, il faudra qu’elles nous applaudissent aux fenêtres à 20h, celles-là, pour nous remercier de nous faire moins baiser aujourd’hui qu’hier par leur patron ; les infirmières par le bon docteur, et j’espère, les écolières par leur instituteur…

C’est un type compétent et sérieux. Son temps est compté. Même lorsqu’il baise.

Un bon point à lui attribuer (de mon point de vue…) : finir vite n’est pas un cas de conscience. Il le fait en respectant le temps qui lui est imparti. Un point c’est tout. Faut dire que son agenda quotidien est surbooké.

D’ailleurs, il jette régulièrement des coups d’œil à sa montre pour voir où il en est : chrono prévu pour sa levrette, rythme cardiaque, nombre de calories brûlées, nombre de calories à finir de dépenser dans la journée…

Il se permet aussi de répondre lorsque sa secrétaire ou sa femme l’appellent. Pas en direct, bien sûr. Mais par vocal retranscrit en SMS via sa montre connectée.

« Papapapapape », coups de reins ;  « popopopope », petit coup d’œil sur son rythme cardiaque.

« Ding-ding », notifications ; « touing-touing », message du bureau ; réponse : « Rappelez-moi ce gros con et changez le rendez-vous pour demain, merci Viviane ».

« Papapapapape », coups de reins ; « Douing-douing », message de sa femme ; réponse : « OK, ma chérie, mais je vais rentrer un peu tard, ce soir ».

« Popopopope », petit coup d’œil sur le timing… calories brûlées… nombre de pas… ;  « ding-ding », notif'.

« Papapapapape », rapide look in the miror.

« Han-han », « papapapapape », « han-han ».

« Ding-ding », « Touing-touing », « Touing-douing ».

« Han-han », « han-han », « han-han », « ding-ding »…

Et c’est la fin de partie ! Dead on arrival !

 « OK, ma poule, je t’ai laissé tes roses sur la table de nuit. À mardi prochain, même endroit, même heure ».

OK, Simon, pas de soucis Simon, à la semaine pro, même heure – entre deux ou trois notifs…

 

 

Client 3/5 : Arthur et sa zone « A »

Arthur a des couilles monstrueusement turgescentes. Et je ne dis pas ça parce qu’elles sont en ce moment à quelques centimètres seulement de mes pupilles écarquillées. C’est une réalité tangible, mesurable. Comme certains bébés naissent avec un pif énorme au milieu de la figure, Arthur (la bonne cinquantaine bedonnante) possède un paquet MONUMENTAL en guise de bijoux de famille – pour le dire dans une formule désuète qui lui correspond bien.

D’ailleurs, avec Arthur, tout se passe au niveau des bijoux de famille – bon, allez, pour être honnêtes et précise, d’une zone un peu plus vaste allant des couilles jusqu’au trou du cul. Trou du cul qu’il a bien serré, et bien rasé par mes soins – avant intervention de ma langue, c’est un non négociable ! Langue – la mienne – qui est en ce moment en train de lui trifouiller ledit orifice, rendu nickel par bibi – passage à la poire de lavement non négociable également...

Pour Arthur, atteindre l’orgasme libératoire n’est pas chose facile. Dès nos premières rencontres, il a été clair avec moi et a tout mis sur la table : ses problèmes sexuels, j’entends.

Ses difficultés à parvenir au point culminant sur la table, j’ai dû tester pas mal de recettes avant de comprendre qu’il ne pouvait atteindre l’orgasme que lorsqu’on s’intéressait à ses couilles et non seulement à son sexe.

Pas vraiment extraordinaires, soit dit en passant, comme zone particulièrement érogène chez l’homme, les testicules. Mais il faut avouer que, pour lui, c’est vraiment le seul moyen de le déclencher : lui lécher les couilles, ou lui masser, souvent lui tirer assez fort, presque lui broyer certains jours, lorsque rien de plus soft n’y fait (ball licking and sucking).

À l’aide de ma langue experte, je poursuis donc mon exploration de cette zone – « A » pour Arthur – qui s’étend du scrotum à l’anus proprement dit – la zone « o » (c’est plus imagé…) –, en passant par tout le tracé du raphé périnéal – zone également très sensible chez lui (il faut aller la chercher...).

Nous en sommes là pour l’instant, lui coucher sur le dos les jambes relevées comme pour un missionnaire – mais avec inversion du partenaire –, moi lovée à ses pieds, me contorsionnant pour atteindre toutes ses parties érogènes. Il va de soi qu’une de mes mains libres lui masturbe quand même le chibre, sinon, aucun point culminant ne serait atteint du tout.

Après une bonne dizaine de minutes dans cette position, et ne voyant toujours rien venir, je préconise un plan B : un petit Tea bagging sera peut-être plus productif et inspirant pour lui, debout, en posture verticale.

 

 

Client 4/5 : Gigi le géant

Un petit nouveau : Gilbert. Petit nouveau, tu parles ! Gilbert a un corps démesurément grand. Tout est grand chez Gilbert. Son buste, ses bras, ses jambes, ses mains, ses pieds, son visage et tout ce qui le compose : bouche, nez, yeux, oreilles, et même les sourcils – ou le sourcil, devrais-je dire, car les deux se rejoignent presque au milieu du front.

Gilbert est un géant ! Et je ne vous ai pas encore parlé de son sexe…

Mon corps fait à peine la moitié du sien. Du coup, je dois produire des efforts considérables pour parcourir toute la surface de Gilbert, de mon torse nu dégoulinant de gel de massage.

J’ai gardé, pour l’instant, une petite culotte en tulle très fine, pour éviter le contact direct de ses parties génitales avec mon intimité. C’est la règle, dans le massage body-body. Tant que le client ne bande pas complètement pour lui enfiler son préservatif, je conserve un sous-vêtement.

Mais je crois que ce moment ne va pas tarder avec Gilbert, car sa queue commence vraiment à prendre la pose au garde-à-vous. Je le sens bien, lorsque je redescends dans cette zone, malaxe son engin avec mes seins, puis le positionne entre mes cuisses pour le faire aller et venir de tout son long. Il n’est pas encore raide-raide, mais valdingue comme un poids mort en mode anaconda s’enroulant sur sa proie dans les eaux du fleuve.

Lourde, massive et surtout longue comme une sorte de troisième bras qui lui aurait poussé au milieu des cuisses, sa verge est somme toute aux proportions de son corps. Cela dit, tout en remuant mon cul sur elle pour tester sa raideur avant de pouvoir l’emballer dans un préservatif, je me demande si elle va un jour être suffisamment remplie de sang pour tenir vraiment droite et dure : debout !

Du coup, je descends y voir de plus près et constate qu’elle est en fait dans un état satisfaisant pour accueillir – et conserver, c’est ça le point essentiel – la capote en question. Mais qu’elle capote, au juste ? Car je ne crois tout bonnement pas avoir la dimension adaptée à ce calibre !

Me voyant méditer devant sa bite en érection (disons, mi-molle, mais déjà massive, lourde, et tellement allongée), Gigi redresse la tête et me lance, de l’autre bout de son corps, d’un ton grave mais empathique : « J’ai apporté des préservatifs à ma taille… ».

Ouf...

 

Client 5/5 : Philippe dit Fi-fille

Sa poigne est molle, sa paume moite. Il est petit (vraiment petit). Quarante ans (grand max, mais il fait plus, dans un sens). Calvitie. Lunettes. L’air mal dans sa peau.

Complexe d’infériorité ++, je dirais, au premier coup d’œil – mais j’ai un feeling pour ça, vous savez…

Philippe est introverti, complexé par sa petite taille, et par celle de son pénis. Son expérience avec les femmes se résume à de la souffrance, des échecs, et de la frustration.

À peine quelques caresses mousseuses sous la douche ont eu raison de son micropénis. Il s’en excuse, et nous reprenons le social time.

Comme il pleurniche à moitié, j’en profite pour continuer à le shampouiner tout en lui susurrant à l’oreille les paroles magiques dont j’ai le secret. Du genre :

Tu sais, Fi-Fille – j’ai déjà trouvé son futur nom de subil n’y a pas que ça qui compte.

Ou encore (tout en lui malaxant les fesses) : Tout ne se résume pas à mettre ton kiki dans ma foufounette.

Il fait mine de ne pas comprendre. Ne souhaite pas perdre la face. Pas si vite, en tout cas. Mais il sait pertinemment – peut-être inconsciemment, mais pertinemment quand même – que je suis là pour ça, et qu’il est là pour ça aussi.

« Qu’est-ce que tu veux dire par là ? 

- Je veux dire par là – je dirige mes doigts plus intimement dans sa raie du cul, les ongles bien en avant – que chacun doit trouver son point sensible… Et je suis experte, pour ça… »

Il a serré les fesses, par réflexe. Mais faut pas qu’il me prenne pour une conne ! Je sais très bien qu’il connaît déjà la direction de sa voie express…

« Je ne sais pas… je ne sais pas y faire…

- Je vais te montrer, je vais t’apprendre, j’ai tout ce qu’il faut pour ça…

- Tout ce qu’il faut... C’est-à-dire... ? »

Mon doigt a désormais pénétré dans son anus et commence à masser délicatement son point sacré – les ongles de mes autres doigts bien enfoncés dans le gras de ses fesses.

« Viens, je vais te guider… »

Nous sortons de la douche à l’italienne, lui devant, moi derrière, comme un couple de coléoptères collé-serré durant le coït, et je le guide fort civilement de mon doigt toujours planté dans son anus. D’un pas lent, afin de ne pas rompre le lien presque invisible qui nous lie l’un à l’autre, je l’accompagne dans la chambre.

Du majeur, je le conduis jusqu’au placard spécial, mon cabinet des curiosités griffé Maîtresse Gazelle. J’ouvre la porte du meuble en bois noir serti de feuille d’or, et lui indique, de mon autre main : « Ce genre de choses… »

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