Chapitre 1

Publié le 17 Octobre 2025

 

 

Au spa

 

Mots-clés du chapitre :

spa, monokini Victoria’s Secret, première fois, old-and-teen, voyeurisme, emprise masculine, sex-toy, BDH, fantasme ethnique, jacuzzi, mâle alpha, émancipation 

Avertissement :

Langage cru, contenu à caractère sexuel explicite

 

 

 

 

Extrait :

IL vient d’appuyer sur le bouton – autre jeu entre LUI et moi. Et je sens les vagues monter du plus profond de mon corps.

IL sait que, sans ça, je ne trouverais pas l’étincelle, je n’aurais pas le courage nécessaire. Et IL sait que je ne peux pas résister à ça ; qu’IL m’a conditionnée grâce à ça : je ferme les yeux, pour mieux ressentir l’excitation monter, mon entrejambe mouiller, les vibrations lentes et douces du sex-toy se distiller en moi comme un ensorcellement.

Je rouvre les yeux pour tenter de retarder les effets que le jouet vibrant produit irrémédiablement sur moi. Je me lève pour éviter de succomber trop tôt, mais je sais que déjà – IL sait que déjà – le processus est irréversible.

Pour conjurer la peur, je m’approche du plus insignifiant de ces messieurs. Petit vieux rabougri, il me dévore de convoitise, comme les autres, depuis mon entrée dans ce lieu confiné, où il est venu pour transpirer.

Et il transpire, à grosses gouttes, même. Il est moite et dégouline de sueur.

Le vibromasseur est passé à la vitesse supérieure. IL est aux manettes, à distance. IL me voit, IL sait où j’en suis, et IL sait où IL veut aller, ce qu’IL veut de moi.

Je me suis assise, et mon papi transpire de plus en plus, du fait de la présence improbable et insoutenable pour lui d’une fille comme moi à ses côtés – catégorie Pornhub : young and fresh ebony teen...

Son pou s’accélère ; je peux le percevoir.

Le mien aussi, à cause du trac, bien sûr, et du toy – j’en suis au stade où je dois m’efforcer de serrer les cuisses pour éviter qu’il sorte.

J’ai posé ma main hésitante sur la serviette nouée sur les hanches du papi. Je sens son souffle s’accélérer. Je sais que LUI, derrière les manettes, commence aussi à haleter, et qu’IL en veut encore.

Encore beaucoup plus !

 

Vous me trouvez salope, dans tout ça. Vous vous demandez comment je fais pour m’avilir ainsi, me faire humilier à ce point.

Mais réfléchissez-y à deux fois avant de juger de qui détient réellement le pouvoir ou pas ? Qui est au centre de la scène ? Qui fait bander les autres et les tient par les couilles ? Pour l’éternité !

Et puis, n’est-ce pas le prix à payer pour l’émancipation d’une femme comme moi ? Une femme de petite vertu – lol. Cent euros les dix minutes de pipe dans la cabine du vestiaire. Soit dix euros la minute…

Et tous ces braves gars ont craché aussi, ce matin-là.

C’était SON petit cadeau. Cadeau de bienvenue en métropole. Cadeau d’installation à Paname – c’est l’expression de quadra désuète et très « Saint Germain des prés » qu’IL utilisait déjà à l’époque –, capitale de l’amour, du romantisme, du luxe, et de la luxure, donc…

Cadeau, aussi, d’accession à la condition de personne majeure : statut juridique bien commode pour permettre et minimiser tous les abus qu’on peut commettre à l’encontre d’une jeune femme, sans tomber sous le coup de la loi…

Cadeau, enfin, d’intronisation dans le business juteux de l’économie du service sexuel : un présent pour une pute ! OK. Mais combien d’entre vous – à dix-huit ans à peine – ont déjà reçu ce genre d’offrande : une scène de sexe torride dans un Spa.

OK boomers, vous n’avez jamais eu dix-huit ans ? Les miens, je les ai pas eu à l’époque de mai 68, mais à celle des réseaux sociaux et de l’éducation sexuelle via les sites pornographiques... Cela fait-il de moi une pute plutôt qu’une femme libérée ?   

Voilà en tout cas le discours que je vous aurais tenu à l’époque, du haut de ma majorité légale tout récemment obtenue, et synonyme, pour moi, de liberté, et surtout de revanche sur la vie.

Une revanche à prendre sur la vie… Déjà ? me direz-vous. Eh bien oui. Toutes les expériences ne se valent pas, comme nous pourrons le voir dans la suite de mon récit. La mienne, sans être unique, ni particulièrement exceptionnelle, est peut-être assez singulière pour valoir la peine d’être racontée, surtout compte tenu des circonstances qui en ont déclenché la rédaction. Depuis la cellule où je me trouve aujourd’hui, et depuis laquelle je suis en train de recueillir mes propos par transcription audio.

Privée de liberté – tel le divin marquis (t’as la réf’, papy boomer…) –, à grossir un peu plus chaque jour comme une poule trop bien nourrie, et dans une situation idéale pour commencer une carrière d’auteure pornographe. À la différence près que l’histoire que je m’apprête à vous narrer est la mienne : Bibi ou les malheurs de la vertu – mdr…  

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